“学校社会学”-家庭在教育中的角色

«Sociologie de l’école» Marie DURU-BELLAT/Agnès VAN ZANTEN

Chapitre 8 “Les pratique éducatives des familles

 

2013年十一月完成的关于“学校社会学”一书中第八章“家庭在教育中的角色” 的感想。

J’ai choisi le chapitre 8 “Les pratiques éducatives des familles” de l’ouvrage «Sociologie de l’école» écrit par Marie DURU-BELLAT et Agnès VAN ZANTEN (4ème édition, 2012). Les auteurs parlent du monde de l’école dans la société, de ses acteurs et des pratiques éducatives. Le chapitre 8 est divisé en 3 grandes parties : la scolarisation familiale et réussite scolaire, l’accompagnement de la scolarité et les parents dans l’école. Chaque partie est également divisée en 3 sous-parties que nous allons préciser au cours de cette fiche de lecture.

Tout d’abord, une courte introduction nous parle du rôle de la famille. Auparavant, la classe d’origine, l’origine sociale était utilisée comme variable dans les recherches en sociologie de l’éducation. Mais aujourd’hui, nous nous intéressons plus aux pratiques éducatives familiales car ces dernières prédisent mieux la destinée scolaire des élèves. Même si nous sommes dans un mode de reproduction sociale (Bourdieu), toutes les familles cherchent des stratégies éducatives pour leur enfants.

Les auteurs parlent d’abord de la transmission des valeurs. Elles nous font remarquer l’importance de la famille dans la socialisation et l’importance de l’enfance pour la formation des préférences. Même si aujourd’hui, les jeunes ont plus leur propre opinion qui peut être différente de celle de leurs parents, selon Percheron, la transmission est favorisée par les points de vue des parents, la manière de montrer leur choix, la manière dont ils les transmettent et la fréquence des échanges sur ces sujets. Les parents doivent définir un cadre de socialisation car il y a beaucoup d’influences extérieurs à la famille. Dans les années 40, le sociologue de l’école s’intéressait surtout à la transmission des traits de la personnalité. Ces traits sont très différents en fonction du milieu social. Plus tard dans les années 70, la différence de visée et des valeurs des différents groupes sociaux a diminué grâce à l’amélioration des conditions de vie et au développement de la scolarisation. Mais cette différence existe toujours. Par exemple, aujourd’hui dans la classe moyenne, la transmission est moins systématique, les parents cherchent plus à « révéler » les qualités de leurs enfants qu’à structurer leur personnalité. Ces parents utilisent un processus bidirectionnel : négociation avec les enfants, prise en compte de l’influence d’autres agents.

Les méthodes et styles éducatifs sont différents selon les milieux sociaux. La classe populaire utilise plutôt la punition corporelle alors que la classe moyenne est pour la punition plutôt psychologique. Mais dans certaines familles populaires plus instruites, les parents mettent en oeuvre un modèle qui se rapproche de celui de la classe moyenne. Clark dit dans son étude que le style « autoritaire »(contrôle et soutien élevé) est plus répandu dans les groupes en situation de réussite que les style « permissif »(contrôle faible et soutien élevé) ou « autoritariste »(contrôle élevé et soutien faible). Ces 3 styles nommés par Baumrind sont inégalement répartis dans les différentes classes sociales. Bernstein, lui, parle de familles à orientation « positionnelle » (respect des statuts, classe populaire) et à orientation «personnelle » (relationnelle, classe moyenne). Kellerhals souligne 3 styles : statutaire, matérialiste et contractualiste. Il montre que le dernier apporte l’estime de soi qui incite à faire de plus longues études. Les 2 styles « développement naturel » et « éducation concertée » de Lareau montrent le même résultat. Dans les familles monoparentales ou recomposées, les enfants font des études plus courtes et le diplôme est moins élevé.

La transmission du savoir et du savoir-faire est aussi assez différente selon les milieux sociaux. Par exemple pour le langage, la classe moyenne a un style relationnel avec beaucoup de discussions entre parents et enfant alors que la classe populaire a un style statutaire qui utilise un langage d’utilité dans la vie quotidienne sans but pédagogique et assez tardivement. C’est le même constat pour les jeux et jouets, la classe moyenne achète souvent des jeux éducatifs alors que la classe populaire cherche plutôt quelque chose de récréatif.

 

Ensuite, les auteurs nous parlent des choix et des stratégies que les parents ont fait pour accompagner leurs enfants pendant leur scolarisation. Pour les projets scolaires, plus ils ont des moyens, plus leurs projets sont ambitieux. Dans les classe moyennes et supérieures, les familles sont tendues entre le désir de performance et la peur du stress et le non-épanouissement de leurs enfants. Les parents de classe moyenne n’arrivent pas toujours à transmettre leur statut social à leurs enfants. Chez les familles à fort capital culturel, l’école joue un rôle essentiel dans la formation de la personne et donne accès à une place dans la société. Par contre, chez les familles à fort capital économique, l’école est vue comme un accès au diplôme et à un réseau social. Même si la classe populaire cherche à s’élever, elle développe peu de stratégies. Dans la classe populaire, on trouve des familles en situation de précarité et repliées sur elles-mêmes sans réel projet scolaire, mais aussi des familles stables, plus instruites et plus ouvertes sur l’extérieur avec un projet global de mobilité sociale. Les familles d’immigrés ont souvent de grandes ambitions pour leurs enfants mais n’ont pas toujours les ressources nécessaires.

Les auteurs nous montrent également que le suivi familial de la scolarité de l’enfant est beaucoup plus important qu’avant. Dans les classes moyennes, le temps passé devant la télé et les programmes choisis sont plus contrôlés par les parents. Les familles de classes populaires voient dans les activités extra-scolaires uniquement un loisir pour la détente alors que les familles de classes moyennes y cherchent une forme de rentabilité scolaire. Cela amène à des réseaux sociaux très différents. On note que l’encadrement du travail scolaire est plus présent chez les garçons soit parce que leur scolarité est jugée plus importante, soit parce qu’ils travaillent moins à la maison. Dans les classes moyennes, le suivi des devoirs est important. Il peut être fait soit par la mère qui utilisera des moyens pédagogiques, soit par une tierce personne. Dans les classes populaires, beaucoup de parents se déclarent incompétents pour aider leurs enfants. L’aide est alors une simple surveillance du temps consacré aux devoirs. Dans les classes populaires, certaines familles achètent des livres, encyclopédies,… mais ne savent pas toujours bien s’en servir.

Pour le choix des établissements, les enfants de la classe populaire basse vont souvent dans l’établissement ordinaire proche de chez eux car les parents n’ont pas des ressources nécessaires pour établir une stratégie de choix et parce qu’ils sont attachés à la localité. Le choix d’établissement est plus répandu chez les familles des classes populaires montantes ou chez les classes moyennes inférieures car ils disposent de plus d’informations et développent des  stratégies. Cela se fait avec de nombreuses conditions. Chez les classes moyennes supérieures et les classes supérieures, les choix d’établissement sont principalement stratégiques et sur mesure pour chaque enfant.

 

Enfin, les auteurs nous parlent du rôle des parents dans l’école. La majorité des parents accorde de l’importance à la relation avec les enseignants. Les familles de la classe populaire évitent plutôt l’école et les rendez-vous car elles sont souvent mal à l’aise et ont peur d’être mal jugées. La plupart est dans une logique de délégation à l’école. Seules les familles populaires mobilisées voient dans l’échange avec les enseignants un moyen d’aider leurs enfants. Les parents d’origine étrangère sont les plus nombreux à ne pas rencontrer les enseignants comme la classe populaire en plus du problème de langue. Les classes supérieures prennent plus facilement les rendez-vous. Elles essaient d’exercer une pression sur les professionnels. Elles sont parfois jugées comme trop interventionnistes ou irrespectueuses. Ce sont les classes moyennes qui utilisent au mieux les relations avec les enseignants en développant un partenariat avec l’école.

Comme l’école est un service public, les politiques créent des actions afin de favoriser le partenariat entre l’école et les familles, notamment populaires ou immigrées. Les parents ont une marge de participation dans l’école en tant qu’usagers du service public d’éducation. Dans la pratique, ce sont les classes moyennes et supérieures qui s’y intéressent le plus, mais leurs demandes ou suggestions sont souvent ignorées. Cela les incite à trouver des solutions en dehors de l’école et renforce donc la distance vis-à-vis des classes populaires.

Les auteurs nous donnent les grandes lignes et les objectifs de 3 associations de parents d’élèves (La PEEP, La FCPE et L’UNAPL). Elles nous montrent que dans les classes populaires les parents adhèrent beaucoup moins aux associations.

 

En conclusion, les parents sont beaucoup plus sollicités qu’avant par l’école. Cela ne résout pas les inégalités car c’est la capacité individuelle des parents qui a été renforcée et que cela avantage les parents les plus à même de développer des projets individuels. Ces évolutions sont donc porteuses de nouvelles inégalités.

 

Le rôle de la famille est aussi essentiel dans le milieu éducatif que dans le parcours d’apprentissage musical. La pratique musicale apparaît dans des familles bourgeoises après l’imprimerie musicale au XVIème siècle. Mais grâce à l’évolution de la fabrication instrumentale et l’apparition des institutions musicales, la pratique musicale est accessible à de plus en plus de gens dans la société.

 

Mais dans une famille, pourquoi choisit-on de pratiquer la musique? Je pense que l’influence familiale et l’ambition des parents sont très importantes pour faire ce choix. Au cours de l’histoire de la musique, on peut trouver des exemples comme JS Bach qui fut influencé par son père et qui a ensuite influencé ses nombreux fils ; le jeune Mozart compose et pratique la musique grâce à son père. Mais il arrive aussi que les enfants n’aient pas le même avis que leurs parents, comme Berlioz qui devient musicien contre l’avis de son père. Aujourd’hui, les enfants commencent généralement tôt l’apprentissage musical (5 ans pour l’éveil musical et 7 ans pour l’instrument, voire encore plus tôt si les parents sont musiciens). Ils peuvent être attirés par le biais de leurs parents musiciens (ou la famille plus élargie) ou bien avoir accès à un piano à la maison. Dans d’autres cas, ils sont plutôt poussés par l’ambition des parents qui peut avoir différentes raisons : l’épanouissement de leur enfant, le développement de plusieurs éléments importants pour mieux réussir leur scolarité, pour prendre de l’avance dans l’apprentissage afin d’être professionnel.

Comme pour la scolarité, selon les familles, les parents ont recours à des stratégies différentes. Le choix de l’instrument est souvent décidé ou préorienté par les parents. Mais on entend de plus en plus les parents dirent : “mon fils ou ma fille me parle de cet instrument précis” .On peut considérer cela comme un processus bidirectionnel : Les parents prennent en compte l’envie de leur enfant et l’influence d’autres agents. De plus, aujourd’hui, il est possible de faire l’atelier “découverte” pour essayer différents instruments. Concernant le choix d’établissement, selon les différentes familles, on choisit entre le conservatoire, l’association et les cours privés. Certaines familles préfèrent la liberté et le confort donc choisissent la dernière solution, mais la plupart fait un choix entre les 2 premiers. Le choix d’établissement et de professeur devient beaucoup plus stratégique quand l’enfant atteint un certain niveau, pour obtenir un diplôme de haut niveau. Enfin, pour pouvoir bien assurer les cours, les parents doivent aussi s’organiser, par exemple en s’arrangeant avec les grands parents pour amener et chercher les enfants au conservatoire, déposer plusieurs enfants pour différents cours… Cela demande une volonté de participer.

Ensuite, le suivi familial joue un rôle important comme pour l’accompagnement de scolarité, que les parents soient musiciens ou non. Dans certaines familles, la musique ne se fait qu’au conservatoire. L’enfant travaille ou pas son instrument, il n’y a pas d’importance. Les parents n’assistent pas toujours aux auditions de leur enfant. Il s’agit d’une simple activité extra-scolaire, un loisir, une délégation à l’établissement. Dans d’autres, les parents amènent leurs enfants aux concerts, théâtres, spectacles. L’ambiance culturelle est omniprésente dans la famille. Ils font attention quand leurs enfants travaillent leur instrument. Même si ils ne sont pas musiciens, ils font un effort pour apprendre en même temps que leur enfant. On peut trouver des points communs avec la scolarité comme le soutien dans l’apprentissage musical qui est plus conséquent chez la mère, mais aussi parfois, la demande à une tierce personne pour aider l’enfant à mieux faire leurs devoirs du conservatoire.

Les parents et le professeur se rencontrent généralement au début ou à la fin des cours et parfois à l’occasion d’examens ou d’auditions. Comme dans le cas de la scolarité, il y a des parents qui évitent les rencontres avec le professeur pour diverses raisons. Après avoir discuter avec des professeurs au conservatoire, on remarque que souvent, ce sont les même personnes qui accompagnent les enfants au cours et que certains parents d’élèves sont inconnus des professeurs. Il est évident qu’il est plus facile d’évoluer pour l’enfant quand il existe des communications entre le professeur et la famille. Les parents musiciens communiquent plus facilement avec le professeur de leurs enfants. Mais selon les différents parcours, générations, méthodes, instruments qu’il ont suivis, parfois, ils exercent une pression sur les professeurs. Comme dans le milieu de la scolarité, ils sont parfois jugés comme trop interventionnistes ou irrespectueux. Il existe aussi de nombreuses associations des parents d’élèves dans des conservatoires dans le but d’assurer des relations conviviales et efficaces entre la direction du conservatoire, les professeurs, les parents et les élèves. A l’écoute des usagers du conservatoire, elles participent aux actions d’établissement et facilitent la vie des enfants et leurs parents.

 

La musique développe de nombreux éléments comme la concentration, l’organisation, l’esprit de groupe chez les enfants qui les aideront dans leur scolarisation. Elle contribue, comme la scolarité, à former leurs valeurs, leurs préférences pour qu’ils puissent mieux s’intégrer dans la société.

发布者:Jialin

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